... La mer, la météo... ?

La houle est générée en mer. Sous l’action de vents créés au cœur des dépressions dans l’Atlantique Nord, des rides à la surface de l’eau deviennent des ondes qui grossissent tant que l’air pousse les crêtes.
Cette houle une fois lancée chemine seule jusqu’à rencontrer une côte sur laquelle les vagues déferleront.
En Atlantique la houle « navigue » à une vitesse de 25 à 40 km/h. Compte tenu que l’aire où elle est générée se situe souvent à la pointe sud du Groenland distant de 3000 kms environ, elle parvient sur notre côte atlantique française 48 à 72 heure après la période de mauvais temps en mer. Vous pouvez donc faire votre propre prévision à la lecture d’une carte météo dans la presse nationale.

Les vagues : on ne commence à parler de vagues que lorsque la houle à l’approche de la côte « touche » le fond. Celui-ci freine l’onde, la fait se dresser et basculer en avant. On parle alors de déferlement (eau blanche et mousseuse).
Les vagues sont rangées en lignes propres et régulières lorsque le vent souffle de la terre vers la mer (off shore) ou lorsqu’il est nul. On dit alors que la mer est « glassy ». Ces conditions sont propices au surf et génèrent très souvent des « tubes », poches dans lesquelles le surfeur essaye de se positionner le plus longtemps possible durant sa phase de glisse.

La taille des vagues : sur la façade atlantique française on surfe généralement des vagues jusqu’à 2 mètres. Au-delà les vagues ne sont plus facilement exploitables excepté sur des sites dont les fonds marins permettent aux surfeurs d’accéder au large par des passes où aucun déferlement ne gène la sortie des surfeurs (Hossegor, Pays Basque, Mundaka en Espagne).
Les îles sur leur façade abritée permettent de poursuivre les sessions de surf malgré des tailles de houle trop importantes pour le reste des côtes exposées.

La marée : elle aussi est une onde (dont la période est de 12h25). Générée par la lune elle suit son cycle.
Une marée haute ou une marée basse toutes les 12h25. Donc une marée haute 6h15 après une marée basse.
Tous les jours les heures de marée basse et haute se décalent d’environ 50 minutes chaque jour.
Exemple : marée haute à Messanges le mardi à 12h00, Marée haute au même endroit le lendemain à 12h50.
Explication résumée : la lune à mis 24h50 pour revenir à la même place dans le ciel.

Le coefficient de marée : c’est l’indice avec lequel on mesure la force avec laquelle la marée monte et se retire. Il oscille entre 30 et 120. Il est dépendant de la proximité plus ou moins importante de la lune avec la terre, ainsi que de la position du soleil qui additionne ou retranche à la lune son pouvoir d’attraction.
Pour un coefficient de 30 le marnage (différence entre le niveau de l’eau à marée basse et à marée haute) est inférieur à 2m.
Pour un coefficient de 115 à 120 maximum enregistrable ( 1 ou 2 fois dans l’année) le marnage peut être de 6 mètres et plus.

Marée montante, marée descendante et courants :
La mer ne monte pas à une vitesse constante. Il ne se passe pratiquement aucun échange d’eau autour de la marée haute ou de la marée basse. On appelle ces moments « l’étale ». Par contre la marée accélèrent progressivement du début de la marée jusqu’à la 3eme heure, puis décélère à la même vitesse. Il y a donc un « pic » de quantités d’eau échangées les 3eme et 4eme heures des marées montantes et descendantes. C’est à ces moments que les courants de bord et baïnes sont les plus violents.

Les baïnes : littéralement en Gascon, en Landais signifie "petit bain". Les Baïnes sont de petits creux générés par l’eau apportée jusqu’au bord sous forme de vague, qui en retournant vers le large, sculpte le sable.
Ces creux drainent jours après jours de plus en plus d’eau, s’élargissent et finissent parfois par former des bassins de plusieurs dizaines de mètres de large.
Les baînes peuvent surprendre lorsqu’à mi marée les volumes d’eau échangés sont importants et changent rapidement la profondeur des reliefs de la plage.
Un baigneur peut être dans l’impossibilité de lutter à pied ou en nageant contre le courant présent à cet endroit.
Elles ne représentent aucun danger pour un surfeur puisque le courant de baine disparaît au-delà de la zone de déferlement.