Où ?
Les adultes : Seignosse, Hourtin Plage, Les Mentawai (Indonésie), Tibau do Sul (Brésil)
Les enfants et les adolescents : Messanges, Mimizan, Biscarrosse, le Ferret, Le Porge, Oléron, St Gilles « les Astérides », La Torche, Imessouane.



Les « surf camps », qu’est-ce c’est ?
L’UCPA a créé les stages « surf camps » pour adultes et enfants, en France et sur certaines destinations internationales. Dans un environnement exceptionnel, ces villages à taille humaine sont à 5 minutes de l’océan : la plage, la dune et les vagues n’attendent plus que vous ! Surf au coucher du soleil, nuits sur la plage à la belle étoile, cette ambiance étonnante vous promet une immersion totale.



Nous accueillons pour la plupart des personnes qui découvrent la plupart du temps avec curiosité ce monde particulier. On ne peut en sonder la profondeur avant d’avoir réellement mis un pied sur la dune et observé les lignes de houle à perte de vue, signe de sessions de surf paisibles, euphoriques ou parfaites.

Petit extrait de la culture surf-camp, indéniablement liée à la pratique et la connaissance de l’océan :

Les vagues et l’influence de la météo : définitions et explications

La houle est générée en mer. Sous l’action de vents créés au cœur des dépressions de l’Atlantique Nord, les rides à la surface de l’eau deviennent des ondes. Elles grossissent ensuite, tant que l’air pousse les crêtes. Cette houle, une fois lancée, chemine seule jusqu’à rencontrer une côte.
En Atlantique, la houle « navigue » à une vitesse de  25 à 40 km/h. Elle est souvent générée à la pointe sud du Groenland (à 3000 Kms environ), et parvient donc sur la côte atlantique française 48 à 72 heure après la période de mauvais temps en mer. Vous pouvez alors prévoir la qualité des vagues à la lecture d’une carte météo, dans la presse nationale.

Les vagues :  on ne commence à parler de vagues que lorsque la houle, à l’approche de la côte, « touche » le fond. Celui-ci freine l’onde, la fait se dresser et basculer en avant. On parle alors de déferlement (eau blanche et mousseuse).
Les vagues sont rangées en lignes propres et régulières lorsque le vent souffle de la terre vers la mer (off shore) ou lorsqu’il est nul. On dit alors que la mer est « glassy ». Ces conditions sont propices au surf et génèrent très souvent des « tubes » (photo ci-dessous), sur lesquels les surfeurs essaient de rester le plus longtemps possible.


La taille des vagues : sur la façade atlantique française, on surfe généralement des vagues jusqu’à 2 mètres. Au-delà, elles sont moins facilement exploitables sauf  lorsque les fonds marins permettent d’accéder au large sans risquer de déferlantes.
Les îles, sur leur façade abritée, permettent de poursuivre les sessions de surf malgré des tailles de houle plus importantes.

La marée : elle aussi est une onde. Générée par la lune, elle suit son cycle (durée 12h25).
Une marée haute a donc lieu 6h15 après une marée basse.
Tous les jours, les heures de marées se décalent d’environ 50 minutes.
Exemple : marée haute à Messanges le mardi à 12h00, marée haute au même endroit le lendemain à 12h50
En bref : la lune à mis 24h50 pour revenir à la même place dans le ciel.

Le coefficient de marée : c’est l’indice qui indique la force avec laquelle la marée monte et se retire. Il oscille entre 30 et 120. Il est dépendant de la proximité de la lune avec la terre et de la position du soleil, qui influe sur le pouvoir d’attraction de la lune.
Pour un coefficient de 30, le marnage (différence entre le niveau de l’eau à marée basse et à marée haute) est inférieur à 2m.
Pour un coefficient de 115 à 120 (maximum enregistrable, 1 ou 2 fois dans l’année), le marnage peut être de 6 mètres et plus.

Marée montante, marée descendante et courants : la mer ne monte pas à une vitesse constante. Il ne se passe pratiquement aucun échange d’eau autour de la marée haute ou de la marée basse. On appelle ces moments « l’étale ». Les 3 premières heures, la marée accélère progressivement, puis décélère à la même vitesse. Il y a donc un « pic » de quantités d’eau échangées les 3 et 4èmes heures de marées. C’est à ces moments que les courants de bord et baïnes sont les plus violents.



Les baïnes :   littéralement "petite bassine" en Gascon. En Landais, signifie petit bain. Les baïnes sont des creux dans le sable, générés par les vagues qui fuient vers le large.
Ces creux drainent jour après jour de plus en plus d’eau, s’élargissent et finissent parfois par former des bassins de plusieurs dizaines de mètres de large.
Les baïnes peuvent surprendre à mi-marée : les volumes d’eau échangés sont importants et changent rapidement la profondeur des reliefs de la plage.
Un baigneur peut être dans l’impossibilité de lutter à pied ou en nageant contre le courant présent à cet endroit.
Elles ne représentent aucun danger pour les surfeurs car leurs courants se situent avant la zone de déferlement, sur la plage.

Lors du stage, le moniteur vous propose d’apprendre à observer et évaluer la force et la dangerosité de la mer. C’est indispensable pour progresser, maîtriser l’activité et son environnement. Vous apprenez notamment :

  • Les courants et échanges d’eau, à manier dans vos déplacements (nage et surf)
  • La topographie de la plage, bancs de sables et baïnes : pour prévoir le mode de déferlement de la vague
  • Les marées et leur rythme : pour choisir les meilleurs moments et réussir vos sessions
  • La houle, sa formation, ses prévisions : pour connaître l’évolution des conditions durant la journée
  • Les vagues, leur nature, leurs paramètres : pour optimiser la façon de les prendre

Il ne vous reste qu’à pratiquer pour expérimenter l’importance de ces conditions. Vous regardez alors la plage et l’océan d’un tout nouvel œil.

Prochainement sur le blog, la suite de cette culture « surf camp » :

  • Le surf camp : l’ambiance, le look, les affichages, les infos, les décos, la vie du camp
  • Connaissance du matériel adapté à chaque gabarit, motivation et type de mer
  • Environnement océan : les vagues, la plage, la dune, la forêt…